Nous vous annonçons la pannykhide pour les quarante jours du rappel à Dieu de notre frère bien aimé Alexeï qui se tiendra le mercredi 30 septembre 2026 à 18h en l'église saint Nicolas.
Nous vous annonçons la pannykhide pour les quarante jours du rappel à Dieu de notre frère bien aimé Alexeï qui se tiendra le mercredi 30 septembre 2026 à 18h en l'église saint Nicolas.
À la mémoire de mon père spirituel
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Chers frères et mes sœurs en Christ, chers amis,
Il y a des départs qui nous laissent sans paroles, mais je veux tout de même faire un essai.
Lundi dernier, notre père Hristo a rendu son âme à Dieu. Hier, samedi, nous avons accompagné son corps jusqu'à sa dernière demeure. Et aujourd'hui, en ce dimanche, nous sommes encore réunis autour de nos pensées pour lui — non plus autour de son corps, mais autour de sa mémoire, autour de sa prière, autour de tout ce qu'il a semé parmi nous.
Pour moi, père Hristo n'était pas seulement notre prêtre. Il était mon père spirituel.
Et lorsqu'on perd un père spirituel, on ne perd pas seulement quelqu'un qui nous a enseigné. On perd une voix que l'on avait l'habitude d'entendre, un regard qui nous connaissait, une présence vers laquelle on pouvait se tourner.
Mais l'Évangile que l'Église nous donne aujourd'hui nous empêche de regarder seulement la mort.
Le Christ nous parle d'un festin. « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. » Tout commence par une invitation. Dieu invite. Il invite à Sa table. Il invite à Ses noces. Il invite à la vie éternelle.
Et peut-être que c'est ainsi que nous devons regarder aujourd'hui le départ du père Hristo : non pas comme si nous pouvions expliquer les desseins de Dieu, mais avec l'espérance que celui qui a servi toute sa vie le Christ : une dizaine d’années en Bulgarie, 14 ans dans le monastère de Lesna avec des offices quotidiens et puis 24 ans ici à Saint Nicolas et il est maintenant appelé par son Maître à entrer dans le Royaume.
Père Hristo était un homme simple. Mais sa simplicité n'était pas une pauvreté de l'esprit dans le sens humain. C'était au contraire une simplicité qui laissait voir l'essentiel.
Il lisait beaucoup. Il avait des connaissances dans de nombreux domaines. Il pouvait parler de beaucoup de choses, mais il n'avait pas besoin de montrer ce qu'il savait. Il connaissait par cœur la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome. Il n'avait pas besoin de livret pour la célébrer. Il connaissait aussi par cœur la préparation des Saints Dons. Cela nous dit quelque chose de très beau. La Liturgie n'était pas pour lui simplement un texte à lire. Elle était devenue une prière inscrite dans son cœur. Et pourtant, malgré tout cela, il était resté simple.
Peut-être est-ce cela, la vraie connaissance chrétienne : plus on s'approche de Dieu, moins on a besoin de se mettre soi-même au centre.
Père Hristo avait aussi un grand cœur. Il a aidé beaucoup de personnes. Il a accompagné des couples, dont le mien, et il a essayé de préserver des familles qui étaient en train de se défaire. Il a porté les soucis des autres. À certains qui désiraient avoir des enfants, il conseillait d'aller prier sainte Geneviève.
Et parfois, ce cœur même qui voulait aider a été incompris.
Père Hristo a été critiqué pour ses faiblesses. Nous connaissons tous cette tentation : nous voyons facilement les faiblesses d'un autre homme, et nous oublions le combat qu'il mène à l'intérieur de son cœur tout le long de sa vie.
Mais aujourd'hui, l'Église nous invite à quelque chose de plus profond que le jugement. Elle nous invite à la miséricorde. Car aucun de nous ne se tient devant Dieu en disant : « Je suis digne par mes propres forces. » Nous venons tous avec nos blessures. Nous venons avec nos faiblesses. Nous venons avec ce que nous avons réussi à faire, mais aussi avec ce que nous n'avons pas réussi à faire.
Et c'est précisément pour cela que nous avons besoin du Christ.
Père Hristo, lui, a connu une dernière année particulièrement difficile. Il a souffert. Il a souffert sévèrement, longtemps, dans la maladie et à l'hôpital. Et ceux qui l'ont vu dans cette dernière période savent combien le corps humain peut devenir fragile et combien la souffrance peut être lourde.
Dieu l'a appelé précisément le jour de la fête de saint Jean de Rila. Et ce détail a pour moi une résonance particulière. Il a été appelé dans le Royaume de Dieu le jour de fête du plus grand Saint bulgare.
Il y a quelque chose de profondément émouvant dans le fait que père Hristo, fils de cette même terre spirituelle, ait quitté ce monde le jour où l'Église célébrait la mémoire de saint Jean de Rila. C’est un vrai signe de consolation. Il est parti paisiblement. Son visage était paisible.
Père Hristo nous a laissé un exemple. Un exemple d'homme simple, ne cherchant pas les biens terrestres. Un homme cultivé, mais sans besoin de paraître. Un prêtre qui connaissait la Liturgie par cœur, mais surtout un prêtre qui avait essayé de porter les hommes devant Dieu. Un prêtre qui a su me donner la flamme pour devenir prêtre et ne pas laisser sa paroisse sans pasteur.
Un homme avec ses faiblesses, comme nous en avons tous, mais aussi avec un grand cœur.
Prions pour lui, comme lui, il a prié pour nous et pour nos faiblesses et pour tous nos péchés qu’il a déliés pour nous pendant les confessions.
Maintenant, père Hristo, c'est nous qui prions pour toi. Que le Seigneur, que tu as servi, te reçoive. Que saint Jean de Rila, dont tu partageais la terre et le peuple, intercède pour toi. Et que le Christ te donne maintenant cette paix que ton corps a tant cherchée durant ta dernière année.
Que ta mémoire soit éternelle, père Hristo.
Et que le Seigneur fasse de nous aussi des hommes et des femmes prêts, lorsque viendra notre appel, à entrer dans le festin de Son Royaume. Amen.
Nous avons la tristesse de vous annoncer le rappel à Dieu de notre prêtre, père Hristo, recteur de la paroisse Saint-Nicolas à Lyon.
Une pannikhide sera célébrée le mercredi 2 septembre à 18h pour le 3è jour après son décès. L’office des funérailles de père Hristo - en présence de Mgr Ambroise et de Mgr Nikon - commencera ce samedi 5 septembre à l’église Saint Nicolas à 8h du matin jusqu’à 10h. Ensuite l’enterrement se fera au cimetière de la Guillotière.
Hristo Petkov est né le 24 novembre 1950. Diplômé de l'Académie théologique bulgare le 25 janvier 1979, il a été ordonné prêtre le 2 novembre 1985 au sein de l'Église orthodoxe bulgare. Reçu dans l'Église orthodoxe russe hors frontières (ROCOR), au sein du diocèse d'Europe occidentale, par l'archevêque Anthony le 3 juillet 1991, il a été affecté au monastère de Lesna. Il a été élevé au rang d'archiprêtre le 16 septembre 2002 et transféré à la paroisse Saint-Nicolas de Lyon le 2 décembre 2002. Il a reçu la croix décorée en décembre 2023.
Mémoire éternelle !
Vêpres : Chaque samedi à 18h00
Liturgie : Chaque dimanche à 09h00 (Matines à 06h30)
Retransmission des offices sur Youtube (https://youtube.com/@SaintCosmas?si=Mwe1wuu2efysa7J2 )
Le 6 septembre se tiendra notre fête paroissiale en présence de notre Métropolite Ambroise de Méthonie.
Derniers offices avant la pause estivale
à saint Nicolas
17 juillet (04/07) : les saints-martyrs de la famille impériale
- jeudi 18h : Vigiles
- vendredi 9h30 : Divine liturgie
au skite saint Séraphim
19 juillet (06/07) : 7e dimanche après la Pentecôte - Vénérable Sisoès le grand
- dimanche 8h30 : Matines suivies de la Divine liturgie
[Homélie] Saints Martyrs Royaux
Jn 15, 17-27
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Bien-aimés frères et sœurs dans le Christ, aujourd’hui l’Église fait mémoire des Saints Martyrs Royaux : le saint empereur Nicolas II, la sainte impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, ainsi que leurs fidèles serviteurs. En les glorifiant, l’Église ne célèbre pas une puissance terrestre, mais une famille chrétienne qui a porté sa croix jusqu’au bout.
Le Seigneur nous dit dans l’Évangile : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres. Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. »
Ces paroles se sont accomplies dans leur vie. Au début du XXᵉ siècle, la Russie traversait une crise profonde : la guerre, la misère et les divisions politiques déchiraient le pays. Après la révolution de 1917, les bolcheviks, conduits par Lénine, prirent le pouvoir. Leur idéologie athée voulait bâtir une société sans Dieu et considérait l’Église orthodoxe comme un obstacle à éliminer. Le tsar, oint de Dieu selon la tradition russe, devint alors le symbole d’un monde qu’ils voulaient détruire.
Lorsque Nicolas II abdique, il renonce à la couronne pour éviter une guerre civile. Commence alors un véritable chemin de Croix. La famille impériale est emprisonnée, transférée de Tsarskoïe Selo à Tobolsk, puis à Ekaterinbourg. Elle perd sa liberté, ses biens et toute sécurité humaine. Pourtant, les témoignages de l’époque montrent qu’elle ne cesse de prier. Chaque jour est rythmé par la lecture de l’Évangile et des Psaumes. Plus l’épreuve devient lourde, plus leur confiance en Dieu grandit.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, les autorités bolcheviques d’Ekaterinbourg ordonnent leur exécution. Conduits au sous-sol de la maison Ipatiev, l’empereur, son épouse, leurs enfants et leurs fidèles serviteurs sont fusillés. Les bourreaux cherchent ensuite à faire disparaître leurs corps afin d’effacer toute trace de ce crime.
Mais ce que les hommes voulaient ensevelir, Dieu l’a glorifié. Ceux qui semblaient vaincus sont devenus des martyrs du Christ. Leur mort marque le début d’une immense persécution contre l’Église russe : des milliers d’évêques, de prêtres, de moines, de moniales et de fidèles seront emprisonnés ou exécutés parce qu’ils refusaient de renier leur foi.
Saint Jean Chrysostome écrit : « Rien ne rend l’homme aussi fort que la patience dans les épreuves ; celui qui supporte tout avec action de grâce devient invincible. »
Cette parole décrit admirablement les Saints Martyrs Royaux. Leur force ne venait pas du pouvoir impérial, mais de leur communion avec le Christ. Ils avaient perdu leur royaume terrestre, mais ils recevaient déjà le Royaume des cieux.
Le Seigneur ajoute : « Lorsque viendra le Consolateur, l’Esprit de vérité, il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage. » Les martyrs rendent témoignage non seulement par leurs paroles, mais par leur manière de souffrir. Ils montrent que l’amour du Christ est plus fort que la peur et que la mort.
Saint Isaac le Syrien nous enseigne : « Le cœur miséricordieux brûle d’amour pour toute la création, pour les hommes et même pour ceux qui font le mal. »
Voilà la véritable victoire des Saints Martyrs Royaux. Leurs bourreaux ont pu prendre leur vie, mais ils n’ont pas réussi à remplir leur cœur de haine. Comme le Christ sur la Croix, ils ont choisi la paix et l’abandon à la volonté de Dieu.
Frères et sœurs, nous ne sommes peut-être pas appelés au martyre, mais nous sommes appelés chaque jour à un martyre intérieur : pardonner, rester fidèles à la vérité, prier malgré les difficultés et faire de nos familles de véritables Églises domestiques.
Demandons aujourd’hui aux Saints Martyrs Royaux d’intercéder pour nous. Qu’ils fortifient nos familles dans la foi, qu’ils obtiennent la paix pour le monde et qu’ils nous donnent le courage de demeurer fidèles au Christ, quelles que soient les épreuves que nous rencontrerons.
Car le véritable triomphe n’est pas celui des puissants de ce monde. Le véritable triomphe est celui de ceux qui demeurent avec le Christ jusqu’à la fin.
Par les prières des Saints Martyrs Royaux, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Prêtre Zhivko Zhelev
Chers frères et soeurs en Christ,
Il est vraiment d’une grande nécessité, d’autant plus dans les temps que nous vivons, de nous occuper du rapprochement de nos jeunes orthodoxes dans la foi, et également des non-orthodoxes s’interrogeant; et de leur donner le maximum de possibilités de progresser dans la foi, de leur donner l’occasion de poser leurs questions, auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre d’une manière complète et avec la profondeur qui convient.
Ainsi, avec la bénédiction de Monseigneur Ambroise, aura lieu sur notre propriété une retraite pour jeunes et … moins jeunes orthodoxes ( à partir de 16 ans) du 27/08 au 31/08. Les adultes pourraient donc également y prendre part.
C’est la première fois que nous organisons une retraite et demandons vos prières.
Plusieurs exposés et séances questions/réponses sont prévues avec entre autre notre métropolite Ambroise et le Père Glykerios.
La langue utilisée sera, en principe, le français mais nous tacherons de prévoir des traducteurs instantanés. Merci de préciser les langues que vous pratiquez, si ce n’est pas le français.
Une initiation à l’ordo, au chant liturgique est également prévue s’il y a des intéressés, ainsi qu’une initiation au chant byzantin.
Arrivée: le jeudi 27/08 entre 09.00 et 11.00 - Départ: le lundi 31/08 vers 14.30
Pour ceux qui viennent de très loin, possibilité d’arriver la veille dans l’après-midi.
Offices prévus durant la retraite:
Jeudi 27/08 17.30 vigiles de la Dormition
Vendredi 28/08 10.00 Heures et divine Liturgie de la Dormition
Samedi 29/08 17.30 Vigiles
Dimanche 30/08 10.00 Heures et divine Liturgie
Des tentes et des matelas seront prévues sur place pour les jeunes. Merci de prévoir un sac de couchage.
Pour les moins jeunes, un hôtel Ibis se trouve à proximité ( 3 minutes en voiture - 22 minutes à pied)
La participation à cette retraite est gratuite. Il est toutefois demandé une contribution aux frais de déplacement du clergé, de location ou achat du matériel, de nourriture et. boissons. (Entre 235 et 280 € selon le nombre de participants.)
Merci de nous laissez savoir si cette retraite vous intéresse et nous indiquer le nombre d’éventuels participants.
Bien à vous dans l’amour du Christ,
Eloi
chapellearchangemichel[at]gmail.com
Frères et sœurs bien-aimés dans le Christ,
En ce dimanche où la sainte Église nous fait entendre l’Évangile de l’aveugle-né, nous contemplons un mystère profond : celui de la lumière divine qui vient illuminer non seulement les yeux du corps, mais surtout les yeux de l’âme. L’homme dont parle l’Évangile n’a jamais vu la lumière du soleil. Depuis sa naissance, il vit dans les ténèbres, dépendant des autres, méprisé peut-être, oublié souvent. Et pourtant, cet homme devient aujourd’hui le témoin de la vraie Lumière, celle qui vient dans le monde pour éclairer tout homme.
L’Évangile commence par une question des disciples : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Voilà une question bien humaine. Nous cherchons toujours une cause au malheur, un coupable à désigner. Mais le Seigneur refuse cette logique de condamnation. Il répond : « Ni lui ni ses parents n’ont péché, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. »
Le Christ ne regarde pas cet homme comme un cas, un problème ou une punition. Il voit en lui une personne appelée à la gloire de Dieu. Ainsi agit toujours le Seigneur. Là où nous voyons une faiblesse, Dieu prépare une révélation. Là où nous voyons une impasse, Dieu ouvre un chemin de salut.
Puis Jésus accomplit un geste étrange : Il crache à terre, fait de la boue et l’applique sur les yeux de l’aveugle. Pourquoi ce geste ? Les saints Pères nous disent que le Christ agit ici comme au commencement de la création. Avec la poussière de la terre, Dieu avait façonné Adam. Maintenant, le Verbe incarné recrée les yeux de cet homme. Celui qui a créé le monde au commencement recrée la vue dans un corps blessé par la condition humaine.
Saint
Irénée de Lyon écrit :
« Le Seigneur manifesta la main de
Dieu qui avait façonné l’homme au commencement, lorsqu’Il
appliqua de la boue sur les yeux de l’aveugle. »
Ainsi, le miracle n’est pas seulement une guérison. C’est une nouvelle création. Le Christ ne répare pas simplement un organe malade : Il révèle qu’Il est le Créateur Lui-même.
Mais remarquez aussi ceci : le Seigneur envoie l’aveugle à la piscine de Siloé. L’homme doit marcher encore dans l’obscurité, avec la boue sur les yeux. Il doit obéir avant de voir. Quelle image de la foi chrétienne ! Souvent, nous voudrions d’abord voir, comprendre, être rassurés, puis croire ensuite. Mais Dieu demande d’abord la confiance. L’aveugle obéit, il se lave, et il revient voyant.
Frères et sœurs, nous aussi, nous sommes souvent aveugles. Non pas des yeux du corps, mais du cœur. Nous voyons les fautes des autres mais pas les nôtres. Nous voyons les biens de ce monde mais pas la présence de Dieu. Nous voyons nos inquiétudes plus clairement que les promesses du Christ.
Le plus tragique dans cet Évangile n’est pas l’aveuglement du mendiant, mais celui des pharisiens. Car eux ont des yeux, et pourtant ils refusent de voir la vérité. Plus l’aveugle guéri progresse dans la foi, plus eux s’enferment dans leur orgueil. L’ancien aveugle commence par dire : « Cet homme s’appelle Jésus. » Puis il affirme : « C’est un prophète. » Enfin, à la fin du récit, il tombe devant le Christ et dit : « Je crois, Seigneur », et il L’adore.
Voyez le chemin spirituel : de la guérison du corps à l’illumination de l’âme, de la connaissance extérieure à l’adoration.
Les pharisiens, au contraire, refusent cette lumière parce qu’ils croient déjà tout savoir. L’orgueil spirituel est la pire des cécités. Celui qui sait qu’il est aveugle peut être guéri ; celui qui prétend voir demeure dans ses ténèbres.
Saint
Jean Chrysostome dit :
« L’aveugle perdit ses yeux de chair,
mais reçut les yeux de l’âme ; les pharisiens avaient les yeux du
corps, mais ils étaient aveugles dans leur intelligence. »
Aujourd’hui encore, le Christ passe dans notre vie comme Il passa sur le chemin de cet homme. Il voit nos blessures cachées, nos ténèbres intérieures, nos peurs, nos passions, notre fatigue spirituelle. Et Il veut nous illuminer.
La piscine de Siloé est aussi une image du saint baptême. C’est dans l’eau que l’homme est lavé et reçoit la lumière. Dans l’Église ancienne, on appelait d’ailleurs le baptême « l’illumination ». Car devenir chrétien, ce n’est pas adhérer à une idée, mais recevoir une lumière nouvelle, apprendre à voir toute chose dans le Christ.
Mais cette lumière doit être gardée. Car il est possible d’avoir reçu la grâce et de retourner ensuite aux ténèbres par le péché, la dureté du cœur ou l’indifférence. Voilà pourquoi l’Église nous appelle sans cesse à la prière, au repentir, à la confession et à l’Eucharistie : afin que nos yeux spirituels demeurent ouverts.
Frères et sœurs bien-aimés, demandons aujourd’hui au Seigneur non seulement la guérison de nos faiblesses visibles, mais surtout la lumière intérieure. Demandons-Lui de nous apprendre à voir Sa présence dans notre vie, à reconnaître notre propre aveuglement, et à marcher humblement vers la vraie lumière. Amen.
P. Zhivko Z.
Le dimanche 3 mai, nous fêterons le 80è anniversaire de la consécration de l'église Saint-Nicolas : Liturgie, agapes et témoignages au programme
Pour rappel, voici les étapes qui ont marqué l'histoire de la paroisse :
https://www.calameo.com/books/006502059aee22ffe0c92
Le document sera prochainement complété.